L’Encyclopédie de l’Univers Viking
höfuð-stafr
Terme vieux-norrois désignant une « lettre de tête » ou initiale ; en métrique allitérative, il peut désigner l’allitération principale placée au début du second hémistiche, par opposition aux stuðlar du premier.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Les traités grammaticaux et poétiques nordiques emploient höfuð-stafr dans deux domaines liés à la notion de commencement : la description de l’écriture et celle de l’allitération. Le terme peut ainsi désigner une initiale ou une lettre placée en tête, mais aussi, dans les descriptions métriques, le principal élément allitératif du second membre du vers.
Contexte historique
La notion appartient au vocabulaire technique de la tradition grammaticale et poétique islandaise médiévale, héritière de pratiques de composition attestées durant l’Âge Viking et le Moyen Âge nordique. Dans la poésie allitérative, elle s’inscrit dans le système associant les stuðlar du premier hémistiche au höfuðstafr du suivant.
Usage et fonction
En grammaire, le mot sert à parler d’une lettre initiale ; certains grammairiens l’emploient plus spécialement pour des lettres susceptibles d’apparaître seulement au début d’une syllabe, notamment h, q, v et þ. En métrique, il identifie la lettre ou le son d’allitération principal du second hémistiche.
Ce que l’on sait
Le premier élément du composé renvoie à la tête ou au commencement, et stafr signifie notamment « lettre » dans le vocabulaire grammatical. Dans les descriptions de la poésie allitérative, le höfuð-stafr est généralement opposé aux deux stuðlar du premier hémistiche. Le terme n’est donc pas limité à un seul emploi technique.
Idées reçues et confusions fréquentes
Malgré sa traduction littérale possible par « bâton de tête », höfuð-stafr ne désigne pas nécessairement un objet matériel : dans les emplois conservés, il s’agit avant tout d’un terme grammatical ou poétique.
À retenir
Höfuð-stafr est un terme technique à double emploi, grammatical et métrique. Il renvoie à une lettre initiale dans certains traités et, en poésie allitérative, à l’élément principal du second hémistiche, face aux stuðlar.
