L’Encyclopédie de l’Univers Viking
kollóttr
Adjectif vieux norrois signifiant notamment « sans cornes » pour un animal et « aux cheveux ras ou coupés courts » pour une personne ; selon le contexte, il peut aussi évoquer une condition humble ou misérable.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme kollóttr est attesté dans des textes nordiques médiévaux appliqué à des bovins ou à des moutons dépourvus de cornes, ainsi qu’à des personnes ayant le crâne rasé ou les cheveux courts. Certains passages l’associent à une apparence pauvre ou négligée, mais cette nuance dépend du contexte.
Contexte historique
Le mot appartient au vocabulaire descriptif du vieux norrois. Ses emplois relèvent à la fois de la description des animaux d’élevage et de celle de l’apparence humaine dans les récits, les textes historiques et la poésie. Les attestations conservées sont médiévales, même si elles peuvent refléter un usage plus ancien.
Usage et fonction
Adjectif qualificatif et épithète, kollóttr sert à caractériser l’absence de cornes chez un animal ou la chevelure très courte, rasée ou dégarnie d’une personne. Dans certains contextes narratifs, cette caractéristique contribue aussi à décrire une apparence humble, pauvre ou dépouillée.
Ce que l’on sait
Le sens « sans cornes » est attesté pour des bovins ou des moutons. Le sens « au crâne rasé » ou « aux cheveux coupés courts » est également attesté pour des personnes. Le terme peut donc décrire aussi bien une particularité animale qu’une apparence humaine.
Idées reçues et confusions fréquentes
Kollóttr n’est pas le nom d’une divinité, d’un personnage ou d’un objet rituel. Son emploi pour des personnes ne suffit pas à démontrer l’existence d’une pratique religieuse de rasage ou de tonsure.
À retenir
Terme descriptif du vieux norrois ; appliqué aux animaux, il signifie principalement « sans cornes » ; appliqué aux personnes, il renvoie à une tête rasée ou à des cheveux très courts ; les nuances sociales ou religieuses doivent être établies au cas par cas.
