L’Encyclopédie de l’Univers Viking
ná-strá
Ná-strá désigne la paille sur laquelle repose un mort ; dans certaines expressions, le terme renvoie à une mort au lit, par opposition à une mort au combat.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le composé vieux-norrois apparaît notamment dans l’expression liggja á nástrám, « être couché sur la paille des morts » ou « reposer sur la paille funèbre ». Des formulations poétiques apparentées évoquent le fait d’être étendu, raide, sur la paille. Le terme strá-dauði, « mort de paille », est opposé dans les textes à vápn-dauði, la mort par les armes.
Contexte historique
Le vocabulaire appartient à la langue et à la littérature nordiques de l’Âge Viking et du Moyen Âge. Il s’inscrit dans une opposition textuelle entre la mort sur le lit ou dans la maladie et la mort reçue les armes à la main, opposition également liée aux conceptions nordiques du destin posthume des morts.
Usage et fonction
Ná-strá est employé dans des expressions descriptives et poétiques relatives à la position du cadavre ou au mode de décès. Rien ne permet d’en faire le nom assuré d’un objet rituel particulier ou d’une institution funéraire.
Ce que l’on sait
Le mot est attesté sous la forme ná-strá, notamment au pluriel dans la locution liggja á nástrám. Son sens associe le cadavre ou le mort à la paille. Les textes établissent une opposition entre la « mort de paille » et la mort par les armes.
Idées reçues et confusions fréquentes
Ná-strá ne désigne pas nécessairement une tombe, un type de sépulture ou un objet rituel déterminé. Le terme ne prouve pas non plus qu’une personne morte sur de la paille bénéficiait d’un statut particulier.
À retenir
Ná-strá est avant tout un terme textuel et poétique associé à la mort au lit ou à la paille sur laquelle repose un mort. Il ne s’agit pas d’un lieu mythologique ni d’un objet archéologique précisément identifié.
