L’Encyclopédie de l’Univers Viking
skáld-mær
Terme vieux-norrois signifiant vraisemblablement « femme poète » ou « jeune poétesse », également employé comme surnom de Jórunn, connue sous le nom de Jórunn skáldmær.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Skáldmær est attesté dans la tradition textuelle nordique comme une désignation liée à Jórunn, une poétesse mentionnée dans des récits médiévaux. Le terme associe skáld, « poète », à mær, qui peut désigner une jeune femme ou une jeune fille.
Contexte historique
Le mot appartient au vocabulaire de la poésie et des surnoms dans la Scandinavie médiévale. Jórunn skáldmær est également associée à un poème intitulé Sendibít, dont le titre seul ne permet toutefois pas d’établir précisément le contenu ni le ton.
Usage et fonction
Le terme fonctionne principalement comme une désignation ou un surnom mettant en relation une femme et la pratique de la poésie. Les sources ne permettent pas de déterminer s’il s’agissait d’un titre institutionnel ou d’une appellation plus personnelle.
Ce que l’on sait
Jórunn est désignée dans les traditions textuelles comme skáldmær. Elle est associée à une composition appelée Sendibít. Le terme est donc explicitement lié à une figure féminine de la poésie scandinave médiévale.
Ce qui est débattu
Le sens exact de mær dans ce composé peut être rendu par « jeune femme », « demoiselle » ou « jeune fille » ; la traduction « poétesse » restitue la fonction suggérée par l’ensemble sans reproduire toutes les nuances du vieux norrois. Le titre Sendibít a parfois été rapproché d’une poésie mordante ou satirique, mais cette interprétation demeure hypothétique en l’absence d’un contenu conservé permettant de la confirmer.
Idées reçues et confusions fréquentes
Skáldmær ne doit pas être présenté automatiquement comme un titre professionnel ou comme la preuve d’une institution consacrée aux poétesses. Son emploi est solidement attesté dans le cas de Jórunn, mais son extension à l’ensemble des femmes poètes nordiques reste non établie.
À retenir
Skáldmær désigne une femme poète ou, plus précisément dans les textes conservés, le surnom de Jórunn. Il s’agit d’une notion attestée par les traditions littéraires, sans équivalent archéologique identifié.
