Skáld-skapar-mál

L’Encyclopédie de l’Univers Viking

Skáld-skapar-mál

Skáld-skapar-mál

Skáldskaparmál signifie approximativement « langage poétique » ou « art des scaldes ». Le terme désigne surtout la deuxième partie de l’Edda de Snorri Sturluson, consacrée aux mètres, aux heiti et aux kenningar de la poésie nordique.

LangueVieux norrois / vieil islandais
PériodeÂge Viking — Moyen Âge nordique
ZoneScandinavie / monde nordique
Thème Textes / poésie — textes et poésie
Niveau documentaire Bien attesté

L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.

Comprendre le terme

Dans le Skáldskaparmál, le dieu Bragi expose à Ægir des procédés et des expressions propres à la poésie scaldique. Le texte explique notamment le fonctionnement de nombreuses kenningar, fournit des listes de heiti et cite des strophes attribuées à des poètes anciens. Le mot skáldskapr peut aussi désigner, dans des textes anciens, l’art ou la facture poétique plutôt que le contenu d’un poème.

Contexte historique

Le Skáldskaparmál appartient à l’Edda en prose, composée en Islande au Moyen Âge, probablement au XIIIe siècle. Il conserve et organise une partie du vocabulaire et des références mythologiques employés par la poésie scaldique de l’Âge Viking et du Moyen Âge nordique. Sa présentation sous la forme d’un enseignement de Bragi relève de la construction littéraire de l’œuvre.

Usage et fonction

Le texte sert principalement de traité explicatif et de répertoire poétique. Il aide à comprendre les désignations indirectes, les noms poétiques et certains procédés métriques et stylistiques nécessaires à la composition ou à l’interprétation des vers scaldiques.

Ce que l’on sait

Le Skáldskaparmál est la deuxième grande section de l’Edda de Snorri. Il traite notamment des kenningar, des heiti, des mètres et de la diction poétique. Son organisation associe explications, récits mythologiques et citations de poésie ancienne. Dans l’usage ancien, skáldskapr renvoie à l’art ou au langage du poète plutôt qu’au seul contenu narratif d’un poème.

Idées reçues et confusions fréquentes

Le Skáldskaparmál n’est pas un récit mythologique autonome ni un simple dictionnaire de mythologie. Il ne décrit pas nécessairement des croyances pratiquées : les récits et les noms qu’il conserve sont avant tout mobilisés pour expliquer la langue poétique. Traduire skáldskapr par « contenu » ou par « inspiration » בלבד serait également réducteur, car le terme peut désigner la forme et la facture du poème.

À retenir

Le terme désigne à la fois une notion d’art poétique et la seconde partie de l’Edda de Snorri. Son intérêt principal réside dans l’explication du langage scaldique, en particulier des kenningar, des heiti, des mètres et des références mythologiques nécessaires à la compréhension des vers.