L’Encyclopédie de l’Univers Viking
skáld-skapr
Terme vieux-norrois désignant l’art ou la pratique du scalde, notamment la poésie scaldique et ses procédés d’expression.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le mot skáldskapr appartient au vocabulaire nordique relatif à la poésie et au savoir-faire des scaldes. Il est particulièrement associé à la tradition de la poésie scaldique, caractérisée par des formes métriques élaborées, des images conventionnelles et un emploi savant de la langue.
Contexte historique
La notion s’inscrit dans les milieux lettrés de la Scandinavie de l’Âge viking et du Moyen Âge. Elle concerne une poésie principalement transmise oralement à l’origine, puis conservée dans des manuscrits islandais et norrois. Le titre Skáldskaparmál, dans l’Edda de Snorri, signifie généralement « discours sur l’art poétique » ou « langage de la poésie ».
Usage et fonction
Le terme pouvait désigner la pratique poétique, le talent du scalde ou, plus largement, l’art de composer et de comprendre une poésie savante. Dans les textes médiévaux, cet art est lié à la maîtrise du mètre, des kennings et d’un vocabulaire poétique spécialisé.
Ce que l’on sait
Skáldskapr est un nom masculin vieux-norrois formé sur skáld, « scalde » ou « poète », avec le suffixe -skapr, exprimant une qualité, un état ou une activité. Le mot est étroitement associé à l’enseignement de la poésie dans le Skáldskaparmál de l’Edda de Snorri.
Idées reçues et confusions fréquentes
Skáldskapr ne signifie pas nécessairement toute forme de poésie nordique. Le terme est surtout associé à la poésie des scaldes, même si ses limites sémantiques peuvent être plus larges selon les textes.
À retenir
Notion vieux-norroise de l’art poétique et du savoir des scaldes ; associée aux formes, aux métaphores et au vocabulaire de la poésie scaldique ; particulièrement connue par le Skáldskaparmál.
