L’Encyclopédie de l’Univers Viking
skeiðar-kylfi
Terme vieux-norrois désignant, selon les glosses lexicales, un élément appelé « massue » ou « bec » sur un skeið, c’est-à-dire un navire de guerre ou bâtiment rapide.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Skeiðar-kylfi est attesté dans la tradition textuelle liée à Óláfs saga helga, au chapitre 40, ainsi que dans un vers attribué à Sighvatr Þórðarson. Le terme est généralement compris comme un composé formé de skeið, « navire », et de kylfi, « massue » ou « bâton ».
Contexte historique
Le mot appartient au vocabulaire maritime et poétique vieux-norrois de l’Âge Viking et du Moyen Âge nordique. Les passages conservés sont trop brefs pour déterminer avec certitude la forme exacte de l’objet ou son emploi à bord.
Usage et fonction
La fonction précise n’est pas établie. Le terme semble désigner une partie ou une excroissance d’un skeið, mais les sources ne permettent pas de préciser s’il s’agissait d’un élément de la proue, d’un renfort ou d’une autre pièce du navire.
Ce que l’on sait
Le composé skeiðar-kylfi est attesté dans Óláfs saga helga et dans un vers de Sighvatr. Les glosses le rendent par « massue » ou « bec » du skeið. La forme kylfa apparaît également dans les traditions textuelles associées à ce vocabulaire.
Ce qui est débattu
La valeur exacte de kylfi dans ce composé reste discutée : elle peut évoquer une massue au sens propre comme une pièce saillante ou un « bec » de navire. L’identification matérielle de l’élément et sa position sur le bâtiment ne peuvent pas être établies avec certitude à partir des textes conservés.
Idées reçues et confusions fréquentes
Aucun objet archéologique précis ne peut être attribué à skeiðar-kylfi. Il n’est pas établi que le terme désigne un éperon naval au sens moderne, ni qu’il corresponde nécessairement à une arme.
À retenir
Skeiðar-kylfi est un terme maritime vieux-norrois rare. Les textes l’associent à un skeið et les glosses l’interprètent comme une « massue » ou un « bec », mais la nature exacte de cette pièce demeure incertaine.
