L’Encyclopédie de l’Univers Viking
meldr
Meldr est un nom masculin vieux-norrois désignant la farine ou le grain moulu, en particulier le produit de la mouture au moulin.
L’entrée repose sur des attestations historiques, lexicales ou documentaires solides, à replacer dans leur contexte.
Comprendre le terme
Le terme est attesté dans des expressions relatives au moulin et à la mouture. Il apparaît également dans la poésie scaldique et eddique, notamment dans l’expression « farine de Fenja », employée comme kenning pour l’or.
Contexte historique
Meldr appartient au vocabulaire agricole et domestique du vieux norrois. Le mot a des correspondants dans plusieurs langues scandinaves et apparentées, mais son emploi semble être devenu archaïque ou essentiellement poétique au cours du Moyen Âge nordique.
Usage et fonction
Le terme désigne la farine ou le produit obtenu par la mouture des céréales. Dans la poésie, il peut entrer dans des kenningar et recevoir un sens figuré ; « farine de Fenja » est ainsi attesté avec le sens d’or.
Ce que l’on sait
Meldr est un substantif masculin vieux-norrois, dont les formes de génitif sont meldrs et meldrar. Il peut désigner la farine, le grain moulu ou le produit de la mouture. Des expressions attestées signifient notamment « aller au moulin » et « se tenir au moulin ». La poésie emploie aussi meldr dans la kenning « farine de Fenja », comprise comme une désignation de l’or.
Ce qui est débattu
Une expression poétique traduite par « farine de la mer » a été rapprochée du sable, mais cette interprétation demeure incertaine. Les attestations ne permettent pas d’établir que meldr ait possédé un sens spécifiquement lié à la navigation ou à la géographie.
Idées reçues et confusions fréquentes
Meldr ne désigne pas en propre un lieu, un objet de navigation ou une entité mythologique. Son association éventuelle avec le sable repose sur une interprétation poétique discutée, non sur un sens courant solidement établi.
À retenir
Le sens principal de meldr est « farine » ou « grain moulu ». Le mot relève d’abord du vocabulaire de la mouture et de l’alimentation ; son intérêt mythopoétique tient surtout à son emploi dans des kenningar, notamment pour l’or.
